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Abstract

Les transformations politiques en Afrique sont comparables avec celles que connaissent différents pays de par le monde, tels que la Russie, l’Inde, Israël, la Turquie, le Brésil, la Pologne, les États-Unis. Elles relèvent d’un paradigme de la révolution conservatrice que l’on peut élaborer à partir de l’expérience historique de l’Europe de l’entre-deux-guerres. Dans ce cadre, la place politique de la religion procède moins de la foi que de la définition ethno-religieuse de la citoyenneté, concomitante du passage d’une domination impériale à une domination stato-nationale. La révolution conservatrice en Afrique met en forme une conscience du ressentiment que nourrit la mémoire traumatique de l’esclavage et de l’occupation coloniale, y compris par le biais de relations de sorcellerie au sein des familles. The political transformations in Africa are comparable with those in various countries around the world, such as Russia, India, Israel, Turkey, Brazil, Poland, and the United States. They are part of a paradigm of conservative revolution that one can work out from the historical experience of interwar Europe. In this framework, the political place of religion stems less from faith than from the ethno-religious definition of citizenship, concomitant with the transition from imperial to stato-national domination. The conservative revolution in Africa shapes an awareness of the resentment fed by the traumatic memory of slavery and colonial occupation, including through witchcraft relationships within families.

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